Les Bonnes

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Les Bonnes

par l’Infini Théâtre

Entre les Bonnes et le Balcon, il y a Genet.
Entre Genet et nous, il y a le théâtre.
Entre le théâtre et nous, il y a le monde.

Après Frank Wedekind associé à Stravinski et l’assemblage de trois pièces de Federico Garcia Lorca, lʼinfini théâtre poursuit ses recherches à travers le grand répertoire classique du 20ème siècle sur les pistes du théâtre contemporain en façonnant des œuvres composites.
Les bonnes sont impudiques comme lʼest l’écriture de Genet, ce texte percutant permet dʼavouer le jeu, on ne fait surtout pas comme si cʼétait vrai !
Les signes d’une représentation prise au pied de la lettre soulèvent des préoccupations actuelles, des contenus interpellant, voire de réelles prophéties.
Comme à travers deux miroirs se faisant face, Les Bonnes et Le Balcon se reflètent à l’Infini; surgit alors une lecture des Bonnes à travers le prisme du Balcon et sa Maison d’Illusion, maison de plaisir, de jeu et d’extraversion. Cette vision offre de nouvelles perspectives à la manière de redécouvrir Genet aujourd’hui en abordant globalement son acte théâtral.

Claire (Alexia Depicker) et Solange (Laure Voglaire), les deux bonnes, sont complémentaires, mais alternées dans leur relation, tels des duos de clowns dont les rôles s’inverseraient. La dominée devient parfois dominante. En concurrence perpétuelle, comme le sont souvent des sœurs, elles sʼhumilient lʼune lʼautre, se dénoncent, se trahissent, s’adorent et se haïssent. Leurs actes se dédouanent de la cohérence psychologique. Un mot en lance un autre pour le son, le rythme, l’allitération, ou le mot d’esprit. Leurs conflits ludiques nourrissent leur complicité et inversement. À deux, elles forment les tendances extrêmes de l’imprévisible Genet.
Le criminel et le saint osent alterner sans honte le morbide et la naïveté, la boutade et la jouissance, le désuet et le sacré, l’universel et l’anecdote.

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